La cérémonie a été ouverte par l’ex-gouverneur du Kasaï-Oriental, Patrick Mathias Kabeya Matshi Abidi.
Les responsables de Bokila ASBL ont ensuite présenté la vision de leur structure. Le mot « Bokila », qui signifie « dialoguer » ou « se réunir pour échanger », résume son ambition : créer un cadre de propositions qui s’appuie sur les leçons du passé pour préparer l’avenir, tout en valorisant la solidarité et l’engagement citoyen.

Dans son allocution, Chantal Faida a affirmé que l’héritage national doit se transformer en une ambition collective pour faire de la RDC une nation forte. Elle a relevé plusieurs urgences : la protection sociale, l’éducation, le sport et le développement humain. Malgré l’abondance des ressources naturelles, a-t-elle rappelé, la pauvreté persiste. Pour y faire face, elle plaide pour un leadership fondé sur le savoir-faire, le savoir-être, le savoir-vivre et la rigueur. Elle a également appelé les jeunes à se former, à acquérir des compétences, puis à revenir contribuer au développement du pays.

Abordant le rôle des partis politiques, Jean-Claude Katende a rappelé que la Constitution leur reconnaît, avec le peuple, une place centrale dans la vie démocratique. Selon lui, les partis peinent encore à remplir leur mission d’éducation civique et de formation de la conscience nationale. Il a dénoncé la persistance du tribalisme, du fanatisme politique et du manque de vision nationale. Il estime que les partis doivent redevenir de véritables écoles de démocratie et de citoyenneté, plutôt que des structures centrées sur une seule personnalité.

En conclusion, les échanges ont souligné la nécessité de renforcer la culture démocratique, de promouvoir un leadership responsable et de placer l’intérêt général au cœur de l’action publique. Pour les organisateurs de Bokila ASBL, seule une mobilisation collective permettra de transformer les ambitions en actions concrètes pour un Congo prospère.