Son président, Paul Nsapu Mukulu, invite les manifestants à ne pas céder aux provocations, à la désinformation et aux appels à la violence. Il rappelle que le dialogue, la tolérance et les voies démocratiques doivent rester les seuls moyens de régler les différends politiques.

La Commission souligne que la liberté de manifestation est un droit constitutionnel garanti par les articles 25 et 26 de la Constitution. Elle précise toutefois que ce droit doit s'exercer sans troubler l'ordre public ni porter atteinte aux droits d'autrui. Pour la CNDH, la démocratie doit permettre une contestation non violente tout en garantissant la sécurité sans restreindre les libertés publiques.

À ce titre, elle appelle les responsables politiques à assumer pleinement leurs responsabilités dans l'encadrement de leurs militants et sympathisants. Elle invite également les pouvoirs publics à privilégier une approche préventive et proportionnée du maintien de l'ordre, afin de garantir un exercice effectif et serein du droit de manifester.

Par ailleurs, la CNDH souhaite que la journée du 15 septembre soit un moment d'expression démocratique et responsable, plutôt qu'une confrontation. Elle annonce qu'elle suivra de près l'évolution de la situation et documentera d'éventuelles violations des droits humains avant, pendant et après la manifestation, dans un contexte marqué par de fortes tensions politiques et sociales.