À Kinshasa, militants et sympathisants ont répondu massivement à l'appel. Le rassemblement a démarré aux alentours de 10 heures au siège national du parti, situé sur la 10e Rue à Limete. Une foule compacte s'est mise en marche, au rythme de chants et de slogans favorables au Chef de l'État. Pour nombre de manifestants, Félix Tshisekedi incarne le "sauveur du Congo".

Certains sont allés plus loin dans leurs propos, estimant que si le Président quittait le pouvoir en 2028, il pourrait être poursuivi et emprisonné pour "trahison envers le peuple congolais". D'autres ont ouvertement plaidé pour la révision de la Constitution. À leurs yeux, le véritable pouvoir de "Fatshi" ne commencerait qu'avec l'avènement d'une nouvelle Loi fondamentale.

La question rwandaise a également été au cœur de la mobilisation. Des manifestants ont accusé Paul Kagame d'avoir exercé une influence sur les institutions congolaises, présentant Félix Tshisekedi comme celui qui a mis fin à cette emprise. Tout au long du parcours, les slogans en faveur du Président se sont poursuivis, assortis d'appels à soutenir le processus de changement constitutionnel.

Le cortège a finalement pris la direction du boulevard Sendwe, au niveau du pont Cabu, où la marche s'est clôturée par le mot de clôture du Secrétaire Général de l'UDPS, Augustin Kabuya. Une mobilisation qui intervient dans un contexte politique tendu, marqué par un débat de plus en plus ouvert entre le pouvoir et l'opposition sur l'avenir de la Constitution.