La ministre a dénoncé une "Afriphobie" ciblant spécifiquement les Africains noirs dans les discours hostiles aux étrangers. Elle a aussi évoqué des cas de harcèlement subis par des enfants issus de couples nigériano-sud-africains dans certaines écoles.

Ronald Lamola a réagi en affirmant que Pretoria ne disposait d'"aucune information crédible" sur des exécutions extrajudiciaires de Nigérians. Il a rappelé que l’Afrique du Sud est "un État de droit" et a condamné toute forme de violence contre les ressortissants étrangers.

Si les deux gouvernements appellent au calme, cette crise relance le débat sur les violences anti-migrants récurrentes en Afrique du Sud. Elle pose une question de plus en plus présente sur le continent : s’agit-il encore de xénophobie, ou faut-il désormais parler d’"Afriphobie" ?