Lors de ses dernières prises de parole, Malema a vivement critiqué les collectifs qui s’attaquent aux migrants, en particulier dans les hôpitaux. Il s’oppose sans réserve au tri des patients selon leur origine, rappelant le danger que cela représente pour les plus vulnérables, notamment les femmes enceintes et les enfants.

Ces déclarations surviennent dans un climat de plus en plus hostile en Afrique du Sud. Des groupes hostiles à l’immigration multiplient les opérations coup de poing contre les étrangers, qu’ils accusent de saturer les services publics et de faire concurrence aux travailleurs sud-africains. Hôpitaux et commerces sont devenus des zones de tension, où l’on signale des contrôles improvisés et des expulsions dans plusieurs régions.

Face à ces dérives, Julius Malema défend une position cohérente, ancrée dans le panafricanisme. Il refuse de désigner les migrants comme boucs émissaires de la crise économique, soulignant que les racines du problème sont structurelles et relèvent des choix politiques nationaux.

Dans un contexte social explosif, sa posture se démarque d’une partie de l’opinion. Elle recentre le débat sur une question essentielle : la défense de la dignité humaine et de la solidarité entre peuples africains.