L’encours se répartit entre plusieurs maturités : 350 milliards de CDF à 7 jours, 155 milliards à 28 jours, 480 milliards à 84 jours et 863,75 milliards à 168 jours. Une nouvelle maturité de 252 jours, dotée d’un montant de 25 milliards de CDF, figure également dans le dispositif, bien qu’aucune émission n’ait été enregistrée sur cette échéance au cours de la période concernée.

Pour l’opération, la BCC avait fixé des plafonds d’émission de 350 milliards de CDF à 7 jours, 100 milliards à 28 jours, 130 milliards à 84 jours et 75 milliards à 168 jours.

Les banques commerciales ont, pour leur part, soumis des offres de 690 milliards de CDF à 7 jours, 35 milliards à 28 jours, ainsi que 15 milliards respectivement à 84 et 168 jours. La BCC a finalement retenu 350 milliards de CDF pour la maturité de 7 jours et l’intégralité des montants proposés pour les trois autres échéances.

Les adjudications ont généré des taux moyens pondérés de 9,77 % à 7 jours, 11,43 % à 28 jours et 12,50 % à 84 et 168 jours. Les taux marginaux se sont établis à 11 % pour les bons à 7 jours et à 12,5 % pour les maturités de 28, 84 et 168 jours.

À travers les bons BCC, la Banque centrale dispose d’un instrument destiné à réguler la liquidité du système bancaire et à influencer les taux d’intérêt à court terme. L’introduction d’une maturité de 252 jours vise notamment à offrir aux banques des possibilités de placement à plus longue échéance et à contribuer à mieux ancrer les anticipations sur le marché monétaire.

-Le franc congolais poursuit sa dépréciation-

Cette intervention intervient alors que le franc congolais continue de perdre du terrain face au dollar américain. Selon la même note de conjoncture, le dollar s’est échangé à 2 271,13 CDF au taux indicatif, contre 2 319,73 CDF sur le marché parallèle.

Par rapport au 31 juillet 2026, la monnaie nationale s’est dépréciée de 0,82 % sur le marché interbancaire et de 0,20 % sur le marché parallèle. Une semaine auparavant, le taux indicatif était de 2 252,66 CDF pour un dollar, tandis que le cours parallèle s’établissait à 2 315,10 CDF.

L’écart entre les deux segments atteint ainsi 48,60 CDF, illustrant les tensions persistantes sur le marché des changes. Sur une année, le franc congolais a enregistré une dépréciation de 3,95 % à l’interbancaire et de 0,41 % sur le marché parallèle.

Malgré ces pressions, les réserves de change de la RDC se sont établies à 8 009,81 millions de dollars, en hausse de 92,79 millions de dollars par rapport au 30 juillet. Ce niveau représente une couverture de 3,06 mois d’importations de biens et services.

La BCC poursuit ainsi ses interventions pour contenir les tensions monétaires, notamment à travers les adjudications de bons destinées à gérer la liquidité bancaire et les interventions sur le marché des changes. L’évolution du taux de change reste toutefois tributaire de la demande de devises, particulièrement soutenue par les besoins liés aux importations et par les tensions persistantes sur le marché parallèle.