Cette performance traduit une nette accélération des échanges bilatéraux. À titre de comparaison, sur l'ensemble de l'année 2024, les volumes de cuivre congolais importés par les États-Unis étaient restés inférieurs à 32 000 tonnes.

Si le cuivre originaire de RDC n'est pas encore homologué pour les livraisons adossées aux contrats à terme du COMEX, la principale bourse américaine des matières premières, il reste très accessible aux industriels américains. Ceux-ci s'appuient sur les cotations du London Metal Exchange (LME). Proposé avec une décote estimée entre 550 et 800 dollars la tonne par rapport aux prix de référence, le cuivre congolais gagne en compétitivité.

La qualité du métal produit en RDC, combinée à l'anticipation de potentielles mesures tarifaires aux États-Unis, a également soutenu cette hausse des achats.

Cette dynamique s'inscrit dans un contexte de rapprochement stratégique entre Kinshasa et Washington. Soucieux de diversifier et de sécuriser leur approvisionnement en minerais critiques, en particulier le cuivre et le cobalt dont la RDC est l'un des leaders mondiaux, les États-Unis multiplient les initiatives.

C'est dans cette optique qu'un accord de partenariat stratégique a été signé en décembre 2025 entre les deux pays, afin de faciliter l'accès aux ressources congolaises et de stimuler les investissements dans l'extraction et la transformation locale.