La hausse est significative. Sur certains marchés, le prix est passé de 3 500 à 5 000 FC, soit une augmentation de près de 43 % par rapport au prix de référence.

Cette augmentation pèse déjà sur le budget quotidien des familles. Pour de nombreux ménages confrontés à de multiples charges, l’accès à cette denrée essentielle devient de plus en plus difficile.

Interrogés, les vendeurs évoquent des difficultés d’approvisionnement. Cependant, les raisons exactes de cette perturbation et l’état réel des stocks disponibles restent encore à clarifier.

Pour tenter d’endiguer la hausse, le gouverneur du Kasaï-Oriental, Jean-Paul Mbwebwa Kapo, a réuni lundi 7 septembre les responsables du Service national, des dépôts ainsi que les commerçants grossistes.

D’après la cellule de communication du gouvernorat, l’autorité provinciale a appelé au respect du prix de référence fixé à 3 500 FC. Elle a également ordonné le renforcement des contrôles dans les dépôts, sur les marchés et dans les différents points de vente.

Le volet transport a aussi été évoqué. Le gouverneur a sollicité l’implication du directeur général de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) pour faciliter l’acheminement du maïs vers Mbuji-Mayi.

Si ces mesures visent à améliorer l’approvisionnement et à freiner la spéculation, la réalité sur le terrain reste inchangée : le seau de maïs se vend toujours autour de 5 000 FC sur plusieurs marchés. Les prochains jours diront si les actions annoncées par les autorités auront un effet concret sur les prix.