Organisée sous le thème « Un identifiant numérique de confiance pour tous : la transformation numérique qui n’oublie personne », cette session marque une étape décisive dans le déploiement du système d’identification numérique en République démocratique du Congo.

Dans son allocution, le ministre a tenu à lever toute ambiguïté : le RDC-Pass n’est ni une carte nationale d’identité, ni un substitut aux services de l’état civil. Il s’agit d’un outil sécurisé d’accès et d’authentification numérique, conçu pour simplifier et unifier les interactions entre les citoyens, l’administration et les services numériques.

« La transformation numérique doit réduire la distance entre l’État et le citoyen, et non créer une nouvelle fracture numérique », a-t-il souligné, rappelant que l’inclusion doit rester au cœur du dispositif.

Du mercredi 16 au samedi 26 septembre, les 50 agents suivront une formation intensive axée sur les dimensions technique, éthique et sécuritaire de leur mission. Le programme prévoit notamment la prise en main des équipements, la maîtrise rigoureuse de la procédure d’enregistrement, ainsi que les principes fondamentaux de protection des données personnelles, de traçabilité des opérations et de respect des droits des citoyens.

S’adressant aux participants, Augustin Kibassa Maliba les a présentés comme les premiers maillons de la chaîne de confiance sur laquelle repose le RDC-Pass, les exhortant à exercer leur mission avec rigueur, intégrité et sens aigu de la confidentialité

La protection des données, pilier du système

La sécurité et la confidentialité des données ont été au centre de son intervention. Traçabilité, limitation stricte des accès et respect de la vie privée sont érigés en exigences non négociables pour asseoir la confiance des citoyens.

Pour le ministre, le succès du RDC-Pass ne se mesurera pas seulement en nombre de comptes créés ou d’équipements déployés. Il devra surtout s’apprécier à sa capacité à simplifier les démarches administratives, à faciliter l’accès aux services publics et à rapprocher l’administration des usagers.

La cérémonie de lancement s’est tenue en présence de la ministre de l’Environnement, du président du Collège de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), du coordonnateur de l’Agence pour le développement du numérique (ADN), des dirigeants de Tridentity RDC SAS, ainsi que de plusieurs responsables de l’administration et du secteur privé.

Vers une infrastructure numérique souveraine et inclusive

Inscrit dans la vision du Gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka et dans la feuille de route « DRC Digital Nation 2030 », le RDC-Pass vise à réduire la multiplicité des identifiants administratifs, à fluidifier les interactions avec les services publics et à contribuer à la réduction de la fracture numérique.

Le dispositif ambitionne également de favoriser, de manière progressive, l’interopérabilité entre les administrations, en permettant un échange d’informations sécurisé et conforme à la législation sur la protection des données personnelles.

L’objectif, selon le ministre, est de bâtir une infrastructure publique numérique souveraine, sécurisée et inclusive, capable de rapprocher l’État de tous les citoyens, y compris ceux vivant en dehors de Kinshasa ou ayant un accès limité aux outils numériques.

Cette première cohorte de 50 agents constitue le premier jalon opérationnel d’un déploiement qui doit progressivement s’étendre à l’ensemble du territoire national.