La rencontre s'est tenue jeudi 24 septembre à l'ambassade de la RDC en Belgique, en présence notamment d'André Flahaut et de représentants de la communauté congolaise. Une cinquantaine d'investisseurs ont pris part aux échanges consacrés aux opportunités de coopération dans le secteur.

Routes, fleuve et port de Banana au cœur du portefeuille

Pour Kinshasa, l'objectif est de mobiliser des partenaires capables d'intervenir à la fois dans le financement et dans l'exécution des ouvrages, avec une priorité donnée au désenclavement des territoires.

Parmi les principaux axes présentés figure la Route nationale n°1, longue d'environ 3 300 kilomètres entre Moanda et Sakania, dont près de 400 kilomètres restent à bitumer selon les données du ministère. Le gouvernement annonce également le lancement de la RN7 entre Kananga et Kisangani sur 1 200 kilomètres, ainsi que des travaux sur la RN4 entre Kisangani et Beni. Dans le Kongo-Central, les RN12 et RN16 sont également concernées.

Le programme ne se limite pas au réseau routier. Il comprend un volet fluvial avec le dragage et le balisage annoncés de 28 000 kilomètres de voies navigables. Sur la façade maritime, le port en eau profonde de Banana occupe une place centrale : la mise en service du premier quai de 600 mètres est annoncée pour mars 2027, avec en parallèle le développement des infrastructures routières le reliant à Kinshasa.

Pont Kinshasa-Brazzaville, aéroports et mobilité urbaine

La connexion entre les deux capitales figure également au menu. Le lancement du projet de pont route-rail Kinshasa-Brazzaville est annoncé pour début 2027. Dans le secteur aérien, le ministre a évoqué la modernisation de l'aéroport international de N'Djili, la poursuite des travaux à Lubumbashi, Bunia et Kananga, ainsi que la construction annoncée de nouveaux aéroports.

La mobilité urbaine complète le portefeuille présenté à Bruxelles, avec la poursuite des rocades de Kinshasa et des projets de tramway envisagés à Kinshasa et à Lubumbashi. Kinshasa invite la Belgique à accompagner ce volet de sa politique des transports.

Cette démarche intervient quelques jours après une première rencontre organisée à Kinshasa entre les autorités congolaises et des entreprises belges. Les échanges de Bruxelles prolongent ainsi les discussions engagées sur les possibilités d'investissement et de partenariat dans un secteur appelé à mobiliser d'importants moyens financiers et techniques dans les prochaines années.