La Guinée équatoriale entre dans une nouvelle période d’instabilité politique. Mardi 16 juin 2026, le Premier ministre Manuel Osa Nsue Nsua a présenté au président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo la démission collective de son gouvernement.

Arrivé aux affaires il y a moins de deux ans, l’exécutif sortant laisse un bilan jugé très décevant : seuls 10 % des objectifs de développement fixés par la présidence auraient été réalisés.

Loin de l’image de redressement économique et d’efficacité administrative qui l’avait accompagné à sa nomination.

Nommé en août 2024, Manuel Osa Nsue Nsua avait pour mission de relancer une économie fragilisée par la chute des revenus pétroliers et d’assainir la gestion de l’État.

Mais au sommet de l’État, la déception a fini par l’emporter.

Le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue a pointé du doigt les performances jugées médiocres de plusieurs ministères, alors que les ressources nécessaires avaient été allouées.

De son côté, le PDGE, au pouvoir depuis des décennies, a évoqué des dysfonctionnements administratifs, des cas de corruption et une mauvaise gestion des finances publiques.

Ce constat a suffi à trancher : il faut passer à autre chose et mettre en place une nouvelle équipe.

Au-delà de la crise gouvernementale, c’est tout un modèle économique qui est mis en cause : celui d’un pays encore trop dépendant du pétrole.

Malgré ses réserves en hydrocarbures, la Guinée équatoriale subit une baisse de sa production, ce qui pèse lourdement sur les finances de l’État.

En 2025, le PIB s’est contracté et les inégalités restent marquées. L’écart entre l’abondance des ressources et les conditions de vie d’une partie de la population continue d’interroger sur la redistribution des richesses.

Le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au pouvoir depuis 1979, doit maintenant nommer un nouveau gouvernement.

Ce futur exécutif aura une mission difficile : regagner la confiance, renforcer la gouvernance et accélérer la diversification économique prévue par l’Agenda 2035.

À Malabo, place aux résultats. Après l’échec du gouvernement Nsue Nsua, le prochain devra répondre aux attentes économiques et sociales qui ne cessent de monter.

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