Le patient est un médecin humanitaire d’ALIMA, de retour d’une mission en République démocratique du Congo, pays qui traverse sa 17e épidémie d’Ebola. Les autorités françaises précisent qu’il a été pris en charge immédiatement à son arrivée et isolé dans un centre spécialisé.

C’est le premier cas détecté hors d’Afrique depuis le début de cette épidémie, qui touche surtout la RDC et l’Ouganda. Une enquête a été ouverte pour recenser toutes les personnes qui ont pu être en contact avec le médecin avant le diagnostic.

L’OMS appelle au calme et rappelle les chiffres

Interrogé sur les réactions suscitées, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, appelle au calme. « À chaque cas signalé en Europe ou ailleurs hors d’Afrique, j’observe une surréaction. Elle n’est pas nécessaire », a-t-il indiqué.

Il rappelle aussi les données des cinquante dernières années : moins de trente cas d’Ebola ont été recensés hors du continent africain, malgré de nombreuses flambées en Afrique. Pour l’OMS, ces chiffres confirment que le risque pour le reste du monde demeure limité.

L’organisation demande néanmoins aux États de rester vigilants. Elle insiste sur la sécurisation du personnel médical mobilisé contre l’épidémie, ainsi que sur l’information, la prévention et la préparation des systèmes de santé à gérer des cas importés.

Ituri, épicentre d’une riposte compliquée

En RDC, la flambée déclarée le 15 mai après plusieurs décès inexpliqués mobilise toujours les équipes sanitaires et leurs partenaires. Concentrée dans la province de l’Ituri, à l’est du pays, elle se heurte à un contexte difficile. Cette région riche en ressources minières fait face à des défis sécuritaires qui compliquent la riposte.

Alors que les efforts visent à contenir le virus à sa source, ce premier cas européen montre l’importance d’une coopération internationale solide face aux menaces sanitaires. Pour les experts, la meilleure protection reste de contrôler vite et efficacement l’épidémie là où elle est née : en République démocratique du Congo.