Au cœur de son argumentaire, Kamitatu défend l’idée que la Constitution de 2006 constitue un socle intouchable de stabilité institutionnelle. Pour lui, toute initiative visant à la modifier dans le contexte actuel ne relèverait pas d’une nécessité juridique ou politique, mais d’une logique de repositionnement du pouvoir. Il met ainsi en garde contre des réformes qui pourraient affaiblir les garde-fous démocratiques et ouvrir la voie à des dérives difficilement contrôlables.
Cette prise de position s’inscrit dans une stratégie plus large de l’opposition : déplacer le débat du terrain politique classique vers celui de la légitimité institutionnelle. En parlant de « braquage », Kamitatu cherche à installer l’idée d’une action illégitime, presque forcée, contre un texte censé protéger l’équilibre des pouvoirs. Le vocabulaire utilisé vise clairement à alerter l’opinion publique et à internationaliser la lecture de la situation congolaise.
Au-delà de la formule, cette sortie révèle aussi une transformation du débat public en RDC. La Constitution n’est plus seulement un cadre juridique discuté entre experts ou responsables politiques. Elle devient un enjeu central de confrontation, où chaque acteur tente d’imposer sa lecture et d’influencer la perception collective. Le débat gagne en intensité, mais aussi en exposition, ce qui oblige désormais les différents camps à structurer davantage leurs arguments.
Dans ce contexte, la question n’est plus uniquement de savoir s’il faut ou non réviser la Constitution, mais plutôt de comprendre qui contrôle le récit autour de cette éventuelle réforme. En prenant la parole de manière aussi directe, Kamitatu se positionne comme un défenseur de l’ordre constitutionnel face à ce qu’il présente comme une tentative de contournement. Reste à voir si ce positionnement trouvera un écho durable auprès de l’opinion et des autres acteurs politiques, dans un débat qui ne fait que commencer.
PolitiquePolitique
Braquage de la Constitution : Kamitatu hausse le ton et alerte sur une dérive institutionnelle
L’intervention de Olivier Kamitatu sur RFI marque un tournant dans le débat politique actuel en République démocratique du Congo. En qualifiant la situation de « braquage de la Constitution », l’opposant choisit des mots forts pour dénoncer ce qu’il considère comme une tentative de remise en cause de l’ordre constitutionnel. Cette sortie intervient dans un climat où la question d’une éventuelle révision du texte fondamental devient de plus en plus sensible.

Par La rédaction
Publié le 28 avril 2026
Modifié le 28 avril 2026 à 14h55
Lecture : 2 minutes.
La rédaction
Les plus lus - Politique & Entreprises
RDC : l’UDPS et ses alliés réaffirment leur soutien au dialogue
RDC : François Rubota appelle à un référendum sur l’avenir institutionnel
RDC : Lambert Mende dit non au dialogue avec les complices de l’agresseur
Lubumbashi : Katebe Katoto reçu par Mgr Muteba: paix, réconciliation et vivre-ensemble au cœur des échanges
RDC - Départ d’Alain Bolodjwa de la “C64” : quand les chemins se séparent sous les drapeaux
RDC : “Sauvons la RDC” pour un dialogue national, mais sans Félix Tshisekedi
Héritage enraciné, ambition en marche: Bokila ASBL plaide pour un leadership de lumière au service d’un Congo prospère
RDC : Fayulu exige une enquête indépendante sur les événements du 12 juin
La rédaction vous recommande
Nos lecteurs ont lu ensuite
RDC : l’UDPS et ses alliés réaffirment leur soutien au dialogue
RDC : François Rubota appelle à un référendum sur l’avenir institutionnel
RDC : Lambert Mende dit non au dialogue avec les complices de l’agresseur
Lubumbashi : Katebe Katoto reçu par Mgr Muteba: paix, réconciliation et vivre-ensemble au cœur des échanges
RDC - Départ d’Alain Bolodjwa de la “C64” : quand les chemins se séparent sous les drapeaux

RDC : l’UDPS et ses alliés réaffirment leur soutien au dialogue

RDC : François Rubota appelle à un référendum sur l’avenir institutionnel

RDC : Lambert Mende dit non au dialogue avec les complices de l’agresseur

Lubumbashi : Katebe Katoto reçu par Mgr Muteba: paix, réconciliation et vivre-ensemble au cœur des échanges

