Le vol Air Congo à destination de Kinshasa, initialement prévu à 7h30, a été reprogrammé à 12h30. Informée de ce report une fois sur place à l'aéroport de Loano, notre équipe est retournée en ville avant de revenir aux alentours de 11h00 pour accomplir les formalités d'enregistrement.

À 11h20, un agent de la Régie des Voies Aériennes (RVA) se présentant comme Jules Mukendi informe notre équipe que l'enregistrement est déjà clôturé, soit 1h10 avant l'heure de départ nouvellement annoncée. Malgré les explications fournies, l'agent maintient sa position et refuse, dans un premier temps, de laisser poursuivre les démarches.

Il aura fallu l'intervention d'Ezechiel, responsable d'escale d'Air Congo, pour dénouer la situation. Informé des faits, ce dernier a finalement autorisé l'équipe de Cœur d'Afrique à regagner le comptoir pour s'enregistrer. Fait troublant : après cet épisode, Cœur d'Afrique a constaté que d'autres passagers continuaient, eux aussi, à effectuer leur enregistrement sans aucune difficulté.

Dès lors, deux questions s'imposent : quelle est l'heure officielle de clôture de l'enregistrement pour un vol domestique Air Congo ? Et si cette clôture était réellement effective, comment expliquer que d'autres voyageurs aient pu accomplir leurs formalités après notre équipe ?

Au-delà du cas de nos journalistes en mission dans la région, cet incident révèle un problème de fond : le manque d'information, d'accueil et de transparence dans les aéroports congolais. Lorsqu'un vol est décalé de cinq heures, le passager est en droit de connaître précisément la nouvelle heure limite d'enregistrement. L'application d'une procédure aéroportuaire ne devrait jamais dépendre du bon vouloir de l'agent à qui l'on s'adresse.