Depuis plusieurs semaines, le processus électoral est accusé d’avoir été orienté en faveur d’un candidat. Des observateurs pointent des modifications et des réinterprétations de certaines règles d’éligibilité, intervenues alors que la candidature de Véron Mosengo-Omba faisait débat. Pour ses détracteurs, le problème n’est pas tant le texte initial que la manière dont les dispositions ont été appliquées pour rendre cette candidature possible.

L’affaire relance les accusations d’ingérence visant la FIFA de Gianni Infantino, souvent présenté comme proche du président rwandais Paul Kagame. Dans les milieux sportifs et politiques congolais, beaucoup dénoncent des pressions administratives et institutionnelles qui auraient écarté toute concurrence réelle.

Le paradoxe soulevé est sensible : la FIFA défend le principe de non-ingérence des États dans les fédérations nationales. Pourtant, en RDC, plusieurs acteurs estiment que des influences extérieures et des interventions politiques ont été tolérées, voire facilitées, durant tout le processus.

Pour de nombreux supporters, cette élection à candidat unique risque d’aggraver la fracture entre les dirigeants du football et une base qui réclame transparence, équité et respect des figures historiques du football national.