Si la RDC n’a pas dépassé les 17 médailles remportées l’an dernier à Casablanca, elle a néanmoins battu son record de titres africains avec six sacres continentaux, contre quatre en 2025. Une progression qui confirme l’ascension de la lutte congolaise sur la scène africaine.
La sensation congolaise de cette édition a été Dunia Sibomana.

Pour sa première apparition sous les couleurs de la RDC, le jeune lutteur de 18 ans a réalisé un exploit retentissant en remportant deux médailles d’or en lutte libre dans la catégorie des 57 kg, aussi bien chez les juniors que chez les seniors. Le parcours de l’athlète ajoute une dimension particulière à cette performance.

Originaire de l’est du pays, Dunia Sibomana avait survécu dans son enfance à une attaque de chimpanzés dans le parc des Virunga, un drame au cours duquel ses deux frères avaient perdu la vie. Gravement blessé, il avait ensuite été accueilli aux États-Unis, où il s’est découvert une passion pour la lutte avant d’y révéler son talent.

Les autres titres africains congolais ont été remportés par Guy Kabeya en lutte gréco-romaine chez les cadets, ainsi que par Stephie Ntimba, Chancelvie Gomba et Rosie Tabora en lutte féminine et en lutte de plage.

La seule médaille d’argent de la délégation est revenue à Trésor Basapi en lutte libre. Les neuf médailles de bronze ont notamment été décrochées par Ngatse Jordi, Diwa Mantu, Noella Madundu, Barthélémy Tshotsha, Andy Mukendi, Divin Mbo et Héritier Mwaya.

Cette belle récolte intervient à une année d’un rendez-vous majeur pour la RDC, concernant l’organisation des Championnats d’Afrique 2027 à Kinshasa. Portés par cette génération ambitieuse, les lutteurs congolais nourrissent désormais l’ambition de faire encore mieux à domicile.