Dès son arrivée, le chef de la MONUSCO a pris part à une séance d’information consacrée à la situation sécuritaire dans le Grand Nord. Il s’est ensuite rendu au quartier général de la Force de la Mission, où il a reçu les honneurs militaires avant de suivre un briefing détaillé sur les dynamiques sécuritaires en cours. Les échanges ont notamment porté sur les menaces toujours présentes contre les populations civiles, ainsi que sur les efforts déployés pour renforcer leur protection et stabiliser la zone.

Les discussions ont mis en évidence la complexité du contexte sécuritaire, marqué par les exactions récurrentes des Forces démocratiques alliées. Malgré une relative accalmie observée dans certaines localités, la région demeure fragile, en raison de la mobilité des groupes armés et de l’instabilité persistante.

Dans l’après-midi, James Swan a échangé avec les responsables de la MONUSCO et les membres de l’équipe des Nations Unies présents à Beni. Les discussions ont porté sur la situation sécuritaire et humanitaire, ainsi que sur les actions conjointes engagées pour soutenir les populations affectées par les violences.

Le chef de la Mission s’est ensuite entretenu avec le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général de division Evariste Kakule Somo. Les deux responsables ont abordé les défis sécuritaires majeurs, la protection des civils et le renforcement de la coopération entre la MONUSCO et les autorités congolaises. Cette rencontre a également permis de revisiter les recommandations issues du Forum de la paix, en particulier celles relatives à la lutte contre les ADF.

Par cette première mission à Beni, le chef de la MONUSCO affiche sa volonté de privilégier une approche fondée sur la proximité, le dialogue et le partenariat avec les acteurs locaux. Une démarche qui s’inscrit dans la continuité des efforts de la Mission pour contribuer à la protection des civils et à la stabilisation du Grand Nord, dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant.