D’après des sources locales concordantes, les combats, survenus dimanche 5 avril, ont été d’une intensité notable, marqués par l’usage d’armes lourdes et légères. Après plusieurs heures d’échanges nourris, les Wazalendo auraient réussi à repousser les éléments du M23, contraints de se replier vers Nyabiondo, leur position de départ.

Depuis la cessation des tirs, une accalmie s’est installée, sans pour autant dissiper les inquiétudes. Une partie des habitants ayant fui les violences commence à regagner progressivement la localité, dans un climat encore empreint de crainte. La population redoute en effet une reprise imminente des hostilités.

Les axes stratégiques reliant Lukweti à Nyabiondo demeurent sous étroite surveillance, dans une zone où les lignes de front restent particulièrement mouvantes. Si les Wazalendo contrôlent actuellement la localité, ils maintiennent un dispositif d’alerte face à toute éventualité.

Aucun bilan officiel n’a, à ce stade, été communiqué concernant les pertes humaines ou les dégâts matériels. Des témoignages recueillis sur place font toutefois état de possibles destructions d’habitations et d’infrastructures.

Ces nouveaux affrontements illustrent une fois de plus la volatilité de la situation sécuritaire dans le territoire de Masisi, où la présence persistante du M23 continue d’alimenter les tensions et l’instabilité.

Dans ce contexte incertain, les prochaines heures seront déterminantes pour évaluer la durabilité de cette accalmie. En attendant, la protection des civils demeure un enjeu crucial, alors que les besoins humanitaires restent pressants dans cette région en proie à des violences récurrentes.