D’après le porte-parole de l’armée dans la région, le lieutenant Marc Elongo, les assaillants, identifiés comme appartenant au groupe ADF/MTM, auraient quitté la forêt de Mayangose avant de tenter de traverser la route nationale n°4 en direction de la partie ouest. Ils ont ensuite fait incursion dans une zone située entre les localités de Ngadi et Mavivi, où plusieurs civils ont été tués.

“Vers 22 heures, les terroristes ont infiltré une zone habitée et ont tué six civils. En poursuivant l’ennemi, un militaire est tombé au combat”, a précisé le porte-parole militaire.

À Ngadi, les victimes sont majoritairement issues de la communauté pygmée. Parmi elles figurent un artiste local, comédien et danseur, ainsi que son père et son frère, selon des témoignages recueillis sur place. La même nuit, sept autres corps ont été découverts sur l’axe Vemba-Katota, dans la partie ouest de Beni.

Les corps ont été retrouvés au petit matin par des habitants se rendant aux activités dominicales. Ce nouveau massacre a plongé la population dans la stupeur et ravivé les inquiétudes liées à la persistance de l’insécurité dans cette zone de l’est de la RDC.

Sur le terrain, les forces armées congolaises, appuyées par les Forces de défense du peuple ougandais (UPDF), affirment avoir contenu l’avancée des assaillants et poursuivent les opérations de traque contre les groupes armés actifs dans la région.

Dans le camp de Ngadi, les habitants vivent dans la désolation. Des habitations ont été abandonnées et plusieurs familles ont fui la zone, tandis que d’autres tentent progressivement de regagner leurs domiciles malgré une situation sécuritaire encore fragile.

Cette nouvelle attaque relance une fois de plus les appels à un renforcement des dispositifs de protection des civils et à une intensification des opérations contre les groupes armés actifs dans l’est de la RDC.