Dans son communiqué, il se positionne en victime. Il soutient que « criminaliser ceux qui prônent la bonne gouvernance, la responsabilité, la justice et la réconciliation nationale ne permettra pas de bâtir la paix ». Selon lui, ces valeurs doivent rester centrales dans tout processus de paix.

Le président honoraire adresse aussi un message aux Congolais, qu’il qualifie de « principales victimes de la gouvernance actuelle ». Malgré les pressions, il affirme que sa détermination reste totale et promet de poursuivre « sans relâche » son combat pour l’intérêt général.

Joseph Kabila dit vouloir mettre un terme à ce qu’il décrit comme une dictature et restaurer la démocratie, l’État de droit et la cohésion nationale. Il présente ces éléments comme indispensables à une paix réelle et durable en RDC.

Pour rappel, les États-Unis ont placé Joseph Kabila sur liste noire le jeudi 30 avril. Le Trésor américain l’accuse de « contribuer à l’instabilité » en RDC en soutenant le groupe armé M23. Cette mesure entraîne le gel de ses avoirs et interdit à toute société américaine de faire affaire avec lui.