La République démocratique du Congo (RDC) intensifie la surveillance des réseaux sociaux. Le président Félix Tshisekedi a exprimé ses préoccupations lors d'un Conseil des ministres sur la désinformation et les discours de haine, jugés menaçants pour la sécurité. Il appelle à promouvoir un usage responsable de ces plateformes, tout en reconnaissant que le code numérique établi récemment est insuffisamment appliqué.

Devant son gouvernement réuni en conseil des ministres, il a affirmé que les réseaux sociaux constituent de plus en plus « des vecteurs de désinformation, d'injures publiques, de discours de haine, de manipulation de l'opinion et d'incitation à la division entre Congolais ». Ceux-ci, selon lui, portent ainsi atteinte à la « cohésion nationale, l'ordre public et à la stabilité sociale ».

Cette décision n'est pas la bienvenue chez certains congolais et suscite des critiques, notamment de la part du mouvement citoyen Filimbi, qui considère cela comme "une atteinte à la démocratie et une restriction des libertés d'expression dans un contexte déjà difficile".

Précisons que quelques opposants et activistes ont été récemment interpellés pour des infractions liées à ce code, exacerbant les inquiétudes concernant la répression des voix dissidentes.