Conduite par le vice-Premier ministre et ministre de l'Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, la délégation congolaise a tenu plusieurs séances de travail préparatoires avec des responsables du Groupe de la Banque mondiale. Elle comprend notamment des représentants des ministères de l'Économie nationale, des Finances, des Ressources hydrauliques et de l'Électricité, ainsi que de la Présidence, de la Primature, de l'ADPI-RDC et de la Société nationale d'électricité (SNEL).

Un comité prévu par l'accord de décembre 2025

Prévu par l'accord de partenariat stratégique signé entre Kinshasa et Washington le 4 décembre 2025, le Comité doit servir de cadre de concertation pour le suivi du projet. Les échanges portent notamment sur son développement progressif, l'évaluation des besoins énergétiques et les infrastructures nécessaires à l'acheminement de l'électricité, ainsi que sur les conditions techniques, économiques et financières de sa réalisation.

Un levier d'industrialisation et d'emplois

L'enjeu est considérable pour la RDC, dont le potentiel hydroélectrique pourrait contribuer à répondre aux besoins des ménages et des industries. À terme, Grand Inga est également présenté comme un levier d'industrialisation, de transformation locale des ressources naturelles et de création d'emplois.

Des décisions techniques et financières encore attendues

Toutefois, la concrétisation de ces perspectives reste tributaire de plusieurs facteurs, notamment la mobilisation des investissements, la structuration du projet et le développement des réseaux de transport de l'électricité. La coordination entre les institutions concernées devra également se traduire par des étapes précises et des engagements suivis d'effets.

La réunion de Paris marque ainsi une nouvelle étape dans les démarches engagées autour de Grand Inga. Reste à savoir dans quelle mesure ce mécanisme permettra de faire avancer les décisions techniques et financières indispensables à la réalisation du projet.