C'est une performance qui tranche avec le calendrier fiscal habituel. Septembre n'est pas un mois de grandes échéances. Il est surtout dominé par la rentrée parlementaire et les arbitrages sur le budget. Parvenir à un tel niveau de recouvrement en cette période révèle la régularité de l'effort fourni par les services de la DGI et son poids déterminant dans le financement de l'action publique.

Les chiffres le confirment : avec 67,4% des recettes collectées par les trois régies financières le mois dernier, la DGI reste de loin la principale contributrice aux ressources internes de la République démocratique du Congo.

Une constance qui porte la marque de son directeur général. À la tête de l'administration fiscale depuis plusieurs années, Barnabé Muakadi Muamba imprime une continuité dans la gestion. Les résultats de septembre s'inscrivent dans une année 2026 globalement orientée à la hausse pour les recettes publiques, même si les bilans cumulés des régies doivent être distingués des performances propres à la DGI.

Au-delà de la courbe des recettes, c'est le travail de terrain qui est mis en évidence. Agents, cadres et vérificateurs assurent au quotidien le recouvrement qui permet à l'État de faire face à ses obligations.

L'enjeu est stratégique. Dans un pays confronté à d'immenses besoins en infrastructures, en éducation, en santé et en sécurité, la capacité à mobiliser de façon régulière les ressources intérieures conditionne la marge de manœuvre des pouvoirs publics.

Si septembre ne constitue pas à lui seul un record historique, il envoie un signal fort : la performance fiscale ne se juge pas seulement aux pics des grandes échéances, mais aussi à la régularité du recouvrement sur l'ensemble de l'année.

Pour Barnabé Muakadi et ses équipes, le défi reste entier : consolider cette dynamique, accélérer la modernisation des outils de collecte et ancrer durablement la contribution de la DGI au budget national.