La diplomate congolaise a salué les sanctions annoncées le 2 mars par le Trésor des États-Unis contre l’armée rwandaise, accusée de soutenir le mouvement rebelle M23 et l’Alliance Fleuve Congo (AFC). Selon elle, ces mesures constituent un signal fort pour inciter au respect des engagements pris dans les différents processus de paix et renforcer la pression sur les acteurs extérieurs qui alimentent la violence dans la région.

Dans un entretien au quotidien Le Monde, Thérèse Kayikwamba Wagner a plaidé pour que l’Union européenne suive cette démarche, considérant qu’une approche commune pourrait contribuer à créer un climat favorable à l’apaisement des tensions et à la mise en œuvre de l’accord signé à Washington le 4 décembre 2025.

De son côté, le Rwanda continue de rejeter ces accusations et appelle à une approche équilibrée pour résoudre la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC, soulignant les divergences persistantes dans les analyses des responsabilités et la nécessité d’un dialogue régional soutenu.

L’appel de Kinshasa illustre la stratégie diplomatique de la RDC consistant à mobiliser ses partenaires internationaux pour renforcer la pression sur les acteurs externes du conflit et favoriser une résolution durable de la crise qui frappe l’Est du pays.