Côté chinois, le texte a été paraphé par Wang Xiaohong, Conseiller d’État et ministre de la Sécurité publique. Cette signature illustre l’approfondissement des liens entre les deux capitales dans le domaine de l’application de la loi.

Pour Kinshasa, l’objectif est clair : doter la Police nationale congolaise de moyens opérationnels renforcés grâce à l’appui technique de Pékin. Le partenariat couvre des secteurs sensibles comme la lutte contre la criminalité organisée, la fraude minière et la cybercriminalité, un défi majeur alors que la digitalisation s’accélère sur le continent.

La signature s’inscrit dans la volonté des autorités congolaises de moderniser les méthodes et équipements de la PNC, en ligne avec la loi de programmation qui encadre la police. Kinshasa compte s’appuyer sur l’expertise chinoise en technologies de sécurité, en renseignement et en coopération policière internationale.

Un groupe de travail conjoint sera mis en place pour piloter la mise en œuvre. Il sera dirigé du côté congolais par le Secrétaire général à l’Intérieur, et du côté chinois par le Directeur de la coopération internationale.

À travers cet accord, le gouvernement congolais entend consolider ce qu’il présente comme une « coopération d’exception gagnant-gagnant » avec la Chine, dans la droite ligne de la vision du président Félix Tshisekedi. L’événement confirme aussi le poids croissant de l’axe Kinshasa-Pékin, déjà actif dans les infrastructures, les mines, l’énergie et les télécommunications.