Cette affaire intervient dans un contexte déjà marqué par une polémique liée à des propos tenus récemment à l’antenne. Le chroniqueur avait appelé certains Congolais vivant au Canada à s’en prendre à la famille de Corneille Nangaa, une déclaration qui avait provoqué une vague d’indignation et des accusations d’incitation à la haine.
Au-delà du cas personnel d’Yves Abdallah Makanga, cet épisode relance le débat sur l’attitude de certains pays occidentaux à l’égard de personnalités associées à l’AFC/M23.
Plusieurs voix en RDC dénoncent notamment l’absence de mesures visibles contre Willy Manzi Ngarambe, présenté comme vice-gouverneur du Nord-Kivu au sein de l’administration parallèle mise en place par l’AFC/M23.
Le cas de Lawrence Kanyuka Kingston est également régulièrement évoqué. Porte-parole du mouvement rebelle, ce dernier a été sanctionné par les États-Unis en 2025 pour son rôle présumé au sein de l’organisation. Malgré ces sanctions, certains observateurs s’interrogent sur la poursuite de ses activités sur le continent européen.
Pour une partie de l’opinion congolaise, ces situations alimentent la perception d’un double standard dans la gestion internationale de la crise sécuritaire qui secoue l’Est de la RDC. Alors que certains discours jugés haineux font l’objet de réactions rapides, les mesures visant des personnalités liées à la rébellion apparaissent, selon ces critiques, plus limitées ou moins visibles.
Dans un contexte marqué par la persistance des violences dans l’Est du pays, l’affaire Yves Abdallah Makanga dépasse désormais le cadre d’une simple polémique médiatique. Elle remet sur la table les interrogations relatives à la cohérence des réponses internationales face aux acteurs impliqués, directement ou indirectement, dans le conflit qui affecte l’est de la République démocratique du Congo.
Actualités
Yves Abdallah refoulé du Canada : une controverse qui ravive le débat sur l’AFC/M23
Le refoulement présumé du journaliste de la RTNC Yves Abdallah Makanga à son arrivée au Canada continue de susciter de vives réactions au sein de l’opinion congolaise. L’intéressé a affirmé, au cours de son émission Telema diffusée sur la RTNC, avoir été soumis à un interrogatoire par les services d’immigration canadiens avant de se voir refuser l’entrée sur le territoire.

Par Sarah K
Publié le 8 juin 2026
Modifié le 8 juin 2026 à 18h23
Lecture : 2 minutes.
Sarah K
Journaliste
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