D’après la cheffe de la diplomatie, quatre Congolais ont subi des agressions physiques et des dégâts matériels, dans un contexte d’intimidations à caractère xénophobe. Aucun mort n’est toutefois à déplorer parmi les victimes congolaises.

Répondant à une question d’actualité à l’Assemblée, la ministre a dénoncé des actes « inacceptables » et a rappelé le devoir de chaque État d’assurer la protection de toutes les communautés présentes sur son sol.

En réaction, Kinshasa a intensifié le dispositif consulaire via son ambassade à Pretoria. Des procédures d’urgence ont été mises en place pour permettre aux Congolais de signaler sans délai toute menace ou situation critique. Sur le plan diplomatique, la RDC dit avoir entamé des discussions avec Pretoria afin d’exiger des garanties pour la sécurité des étrangers. Le gouvernement congolais appelle aussi au respect des conventions internationales relatives aux droits humains et à la lutte contre la xénophobie.

Alors que les violences contre les étrangers restent récurrentes dans plusieurs pays du continent, la RDC défend une réponse régionale axée sur le dialogue et la coopération interétatique. Pour Thérèse Kayikwamba Wagner, seuls les canaux diplomatiques et régionaux peuvent éviter l’escalade et préserver la cohabitation pacifique entre peuples africains.