Le chiffre a été donné ce lundi 28 septembre 2026 à Kinshasa lors d'un briefing de presse sur l'état d'avancement des préparatifs. Face à la presse, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, et le ministre d'État au Plan, Guylain Nyembo Mbwizya se sont montrés rassurants pour ce recensement, deuxième de l’histoire du grand Congo.

Selon Guylain Nyembo, le financement est bouclé. « Le volet budgétaire est résolu », a-t-il assuré, précisant que les dernières formalités sont en cours pour finaliser le dossier. Cette enveloppe doit couvrir le personnel, la logistique, les équipements et les outils technologiques de collecte et de traitement des données.

Première grande étape opérationnelle : la cartographie censitaire. Elle doit permettre d'identifier les localités, d'actualiser les données existantes et de délimiter les aires de dénombrement. À Kinshasa, le recrutement des cartographes est déjà assuré. En provinces, les dispositions sont en cours.

Sur le terrain, les équipes devront vérifier les informations à partir des cartes et bases de données disponibles, confirmer les localités, relever les changements et actualiser les références. On évoque à ce stade environ 130 000 villages à travers le pays, un chiffre qui pourrait évoluer après la phase de terrain.

Le gouvernement mise sur le numérique : tablettes pour les cartographes et les agents recenseurs, et recrutement local de jeunes issus des zones concernées. Patrick Muyaya a insisté sur l'inclusivité de l'opération, y compris pour les Congolais vivant dans les territoires sous occupation.

Au-delà du comptage, le RGPH-2 est présenté comme un outil stratégique pour orienter la planification du développement, les politiques publiques et les investissements.