Présentant la position de Kinshasa lors de la séance consacrée à la situation en RDC, l'ambassadeur congolais auprès des Nations unies, Zénon Mukongo, a conditionné cette exigence à un retrait vérifié des forces rwandaises du territoire congolais.

Pour étayer sa requête, la délégation congolaise s'est notamment appuyée sur la résolution 2773 du Conseil de sécurité, adoptée en février 2025, qui exige le retrait des forces rwandaises du territoire de la RDC et la cessation de tout soutien au M23. Kinshasa estime que ces engagements restent largement inexécutés.

Au cours de son intervention, l'ambassadeur a également évoqué la situation sécuritaire dans l'Est du pays, notamment la frappe de drone signalée le 28 septembre à Pinga, que Kinshasa attribue aux Forces de défense rwandaises. Selon les autorités congolaises, cette attaque aurait fait cinq morts et huit blessés graves.

La RDC demande qu'une vérification soit menée par les mécanismes compétents avec l'appui de la MONUSCO.

Kinshasa a par ailleurs réaffirmé ses engagements dans les processus de Doha et de Washington et appelé la communauté internationale à soutenir le processus de désarmement et de reddition volontaire des combattants FDLR.

Cette demande place désormais le Conseil de sécurité face à la nécessité de se prononcer sur la participation des contingents rwandais aux opérations de paix de l'ONU, dans un contexte marqué par la persistance des tensions sécuritaires dans l'Est de la RDC.