Dans sa mise au point, il a tenu à préciser la portée exacte de la décision. Il ne s’agit pas d’une fermeture des établissements concernés, mais d’une suspension temporaire de leurs activités académiques.

« Il s’agit d’une suspension des opérations d’inscription, de réinscription, d’enseignement, d’évaluation et de délibération, et non d’une fermeture des établissements », a-t-il déclaré, rappelant que la mesure ne concerne que onze institutions situées à Goma et Bukavu pour l’année académique 2026-2027.

Le Secrétaire général a par ailleurs écarté toute lecture politique de l’arrêté. Selon lui, la décision répond à un impératif de régulation et de protection du système universitaire.

« Les mesures prises sont d’ordre administratif et non politique. Elles visent notamment à prévenir toute atteinte à la sécurité des étudiants et du personnel, et à garantir la régularité du cursus académique », a-t-il expliqué.

Il a également souligné la nécessité de protéger les étudiants contre la délivrance de diplômes dont la validité pourrait être contestée, rappelant que les normes et caractéristiques des titres académiques sont fixées par arrêté ministériel.

« Tout écart par rapport aux exigences légales en matière de délivrance des diplômes risque de compromettre la mobilité académique et l’employabilité des étudiants », a-t-il averti.

Concernant le personnel, Pacifique Ilosyo Imonano a estimé que la gestion des établissements doit rester conforme aux règles en vigueur.

« Il n’est pas acceptable que des établissements soient pilotés par des responsables dont la qualité n’est pas reconnue, au détriment de la carrière et des droits du personnel », a-t-il affirmé.

Enfin, il a indiqué que ces mesures resteront en vigueur jusqu’à l’amélioration de la situation sur le terrain.

« Seule une évolution vers la normalisation permettra d’évaluer l’opportunité d’une levée de ces mesures et d’envisager la reprise des activités académiques et para-académiques », a-t-il conclu.

À travers cette communication, l’administration de l’ESU dit vouloir préserver la légalité institutionnelle, la régularité du fonctionnement des établissements et la crédibilité du système universitaire congolais, tant au niveau national qu’international.