D’après Paluku, Joseph Kabila aurait bloqué la poursuite des combattants du M23 réfugiés au Rwanda et en Ouganda, alors que le mouvement était déjà militairement défait. Il pointe la date du 5 novembre 2013, évoquant une décision qu’il juge contradictoire : Kabila aurait exigé que l’armée signe en 2014 une « déclaration de fin de guerre » avec un adversaire considéré comme vaincu et en fuite dans ces deux pays.

L’ancien gouverneur dénonce également la gestion de la victoire des FARDC, qu’il qualifie de « mascarade ». Selon lui, Kabila aurait volontairement boudé les célébrations sur le terrain. Au lieu de rallier Goma par avion, il aurait choisi la route via Kisangani, n’arrivant que plus d’un mois plus tard. Pour Paluku, cette attitude visait à minimiser la victoire pour ne pas contrarier les soutiens rwandais du M23.

Ces déclarations suscitent des critiques. De nombreux Congolais reprochent à Julien Paluku son long compagnonnage avec Joseph Kabila. Ils lui reprochent de ne pas avoir démissionné ni dénoncé publiquement ces faits lorsqu’il était encore au pouvoir, soulignant le contraste entre ses prises de position actuelles et son silence d’alors.