Le texte au centre des critiques est une proposition de loi sur le référendum, initiée par le député Gaspard Ngondankoy. Pour Delly Sesanga, il ne s’agit pas d’une démarche législative ordinaire. Il y voit plutôt une manœuvre calculée pour contourner les garde-fous de la Constitution en vigueur.

Un projet accusé de « démanteler l’architecture institutionnelle »

« Le Parlement engage aujourd’hui une marche funeste contre la démocratie », déplore-t-il. Il dénonce une initiative qui, selon lui, vise à « démanteler l’architecture institutionnelle ». Le projet de loi contiendrait des dispositions vagues et extensives, ouvrant la porte à une modification de la Loi fondamentale par des voies détournées.

Delly Sesanga redoute particulièrement la mise en place d’une assemblée constituante sous contrôle de la coalition au pouvoir, l’« Union sacrée ». D’après lui, ce scénario permettrait des bouleversements majeurs de l’ordre constitutionnel, ravivant le débat explosif sur une possible candidature de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour un troisième mandat.

« La démocratie se protège » : appel à la mobilisation

Face à ce qu’il qualifie de péril pour l’État de droit, l’opposant lance un appel à la résistance démocratique. « La démocratie n’est pas monnayable. Elle se protège », martèle-t-il, exhortant la classe politique et la société civile à faire bloc pour sauvegarder l’ordre constitutionnel.

Cette réaction survient dans un climat où l’idée d’une révision ou d’un réajustement de la Constitution congolaise refait régulièrement surface. Entre ceux qui prônent une mise à jour du texte face aux enjeux du moment et ceux qui défendent une application stricte de la Constitution actuelle, le sujet reste brûlant et continue de crisper le jeu politique, surtout à l’approche des prochaines échéances électorales.