Cette concertation, dont les contours restent à définir, vise à renforcer la cohésion nationale dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’est du pays et par des tensions politiques internes. Si le principe du dialogue semble désormais acquis, plusieurs interrogations demeurent, notamment sur les critères de participation et sur la place qui pourrait être accordée à certaines personnalités politiques ou aux acteurs impliqués dans le conflit armé.

Prenant la parole à l’issue de l’audience, le cardinal Fridolin Ambongo, porte-parole de la délégation des confessions religieuses, a indiqué que cette initiative s’inscrivait dans le prolongement des démarches diplomatiques entreprises ces derniers mois par le président Tshisekedi auprès de ses homologues de la sous-région.

“Nous avons échangé avec le président de la République. Cet entretien fait suite aux initiatives qu'il avait déjà prises auprès des chefs d'État du Burundi et du Congo-Brazzaville. Nos discussions ont essentiellement porté sur des questions d'intérêt national”, a déclaré l'archevêque métropolitain de Kinshasa.

Les responsables religieux ont insisté sur l'impératif de restaurer l'unité des Congolais afin de faire face aux défis sécuritaires qui secouent l'est de la RDC. Pour eux, seule une nation rassemblée sera en mesure de répondre efficacement à la crise.

“Notre pays a besoin de communion entre ses filles et ses fils. Comment relever les défis auxquels nous faisons face si nous restons divisés ?”, a souligné le cardinal Ambongo.

Selon le prélat catholique, le chef de l'État a officiellement retenu l'option d'une concertation nationale.

“Face aux enjeux actuels, le président de la République a levé l'option d'engager un dialogue entre les filles et les fils du Congo, un dialogue inclusif dont les modalités seront précisées progressivement”, a-t-il annoncé.

En ouvrant la porte à cette initiative, Félix Tshisekedi mise sur un rapprochement des forces vives de la nation afin de consolider le front intérieur, alors que la RDC poursuit ses efforts diplomatiques et militaires pour faire face à la crise dans sa partie orientale. Les modalités d'organisation, les participants ainsi que l'agenda de ce dialogue devraient être précisés dans les prochaines semaines.