S'exprimant devant des fidèles et plusieurs figures de l'opposition, l'archevêque de Kinshasa a réitéré la position défendue par les évêques catholiques congolais, estimant qu'il n'existe, à ce stade, “ni nécessité, ni urgence, ni opportunité” de modifier la Loi fondamentale.

Pour le prélat, le débat sur une réforme constitutionnelle ne répond pas aux priorités actuelles de la nation. Il a appelé les autorités à concentrer leurs efforts sur les défis majeurs auxquels le pays est confronté, plutôt que d'engager un processus de révision de la Constitution.

Le cardinal Ambongo a notamment insisté sur le rétablissement de la paix, qu'il considère comme la priorité absolue pour la RDC. Selon lui, la stabilisation du pays doit précéder toute initiative d'ordre politique ou institutionnel.

L'archevêque de Kinshasa a également plaidé pour une amélioration des conditions de vie de la population, estimant que l'action publique devrait avant tout répondre aux préoccupations quotidiennes des Congolais plutôt que de s'orienter vers une réforme de la Loi fondamentale.