Ces contenus ont commencé à circuler après la conférence de presse du chef de l’État tenue le 6 mai dernier. Pour le ministre, certaines prises de parole dépassent les limites de la liberté d’expression et tombent sous le coup de la loi pénale congolaise.

Guillaume Ngefa dénonce des actes qu’il juge “graves” et susceptibles de porter atteinte à l’autorité de l’État, à la stabilité institutionnelle ainsi qu’à la cohésion nationale. Il rappelle que le président de la République, en tant que garant de la Constitution et symbole de l’unité nationale, bénéficie d’une protection juridique particulière prévue par les textes en vigueur.

Le membre de l'exécutif a ainsi instruit les autorités judiciaires compétentes de lancer sans délai des enquêtes afin d’identifier les auteurs des messages incriminés, y compris ceux opérant depuis l’étranger. Les investigations devront mobiliser des moyens techniques, numériques et judiciaires adaptés, dans le strict respect des procédures légales.

Le garde des Sceaux met également en garde contre toute tentative d’utiliser l’espace numérique pour inciter à la haine, propager des discours violents ou manipuler l’opinion publique à travers des attaques ciblant les institutions de la République.

Pour Guillaume Ngefa, le cyberespace ne doit pas devenir un refuge pour l’impunité. Il affirme que cette démarche judiciaire vise à préserver l’ordre public, renforcer le respect des institutions républicaines et assainir le débat public en ligne.