Selon des sources proches du mouvement, l’attaque serait intervenue aux environs de 3 heures du matin. Le convoi ciblé circulait dans cette zone stratégique, régulièrement théâtre d’affrontements entre groupes armés et forces régulières. Si plusieurs officiers auraient survécu à la frappe, certains auraient été blessés. Des pertes civiles sont également évoquées dans des secteurs touchés par des bombardements, sans qu’un bilan officiel ne soit encore évoqué.

Figure emblématique de l’AFC/M23, Willy Ngoma s’était imposé comme l’une des principales voix militaires du mouvement. Officier chargé de la communication, il intervenait fréquemment dans les médias pour défendre la ligne du groupe rebelle et commenter l’évolution du conflit dans l’est congolais. Sa disparition représente un coup dur pour la structure de communication et de commandement du mouvement rebelle.

Cette attaque survient dans un contexte particulièrement sensible. Les autorités de Kinshasa ont récemment réaffirmé leur volonté d’organiser un dialogue en vue de restaurer la paix et la stabilité dans l’est du pays, une région en proie à des violences récurrentes depuis plusieurs années.

À ce stade, aucune communication officielle des autorités congolaises n’a confirmé ou infirmé la mort du colonel Willy Ngoma. Les circonstances exactes de l’attaque ainsi que le bilan précis des victimes restent à établir