Portée par le gouvernement congolais, la METTELSAT, le Programme alimentaire mondial (PAM), l’Organisation météorologique mondiale (WMO) et MeteoSwiss, cette initiative vise à moderniser le système d’observation météorologique du pays et à consolider sa résilience face au changement climatique.

L’enjeu est clair : doter la RDC d’un réseau météorologique performant pour anticiper les phénomènes climatiques extrêmes, protéger les populations et limiter les impacts des aléas.

Moustafa Touré, directeur adjoint par intérim du PAM, a précisé que le projet s’étendra sur 42 mois. Il prévoit la modernisation de huit stations météo manuelles jugées prioritaires, l’installation d’une station automatique pilote à Kinshasa, ainsi que le renforcement des compétences techniques et institutionnelles de la METTELSAT.

« Ce projet est stratégique pour le PAM. En appuyant la METTELSAT et en modernisant les outils d’observation, nous aidons la RDC à mieux anticiper les risques, réduire la vulnérabilité des communautés et promouvoir un développement durable », a-t-il déclaré.

Pour Itela Y’llondo, directeur général de la METTELSAT, le SOFF va bien au-delà d’une simple opération technique. Il s’agit d’une réponse ambitieuse aux défis climatiques du pays.
« Par sa taille et sa position au cœur du bassin du Congo, la RDC joue un rôle clé dans la régulation du climat mondial. Pourtant, nous manquons encore cruellement de données d’observation fiables. Ce projet va réhabiliter nos infrastructures et mettre notre réseau aux normes du Réseau mondial d’observation de base. J’appelle nos experts et tous les partenaires à mettre en œuvre cette feuille de route avec rigueur », a-t-il insisté.

Samira Cizero, cheffe adjointe de mission à l’ambassade de Suisse, a rappelé que cette cérémonie lance le premier cycle d’investissement du SOFF en RDC. L’objectif : accompagner la METTELSAT dans l’amélioration de la collecte, du traitement et de la diffusion des données météorologiques sur tout le territoire.