Cette mesure est contenue dans une correspondance du 20 juin adressée au Directeur général de la DGM. Le magistrat précise que son parquet a ouvert une information judiciaire dans l’affaire qui oppose le ministère public à Mustafa Rawji et consorts.

Sont notamment concernés : Mustafa Rawji, Mazhar Rawji, Uzair Rawji, Zain Rawji, Jules Alingete Key, Kiala Ndombele, Nanu Mukawa, alias Nanu Alingete, et Jok Oga Ukelo.

Les faits reprochés portent sur des soupçons de corruption, de faux en écritures et de blanchiment de capitaux. Ces infractions sont prévues et punies par le Code pénal congolais ainsi que par la loi relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Le Procureur général justifie cette décision par la nécessité de maintenir les personnes visées à la disposition de la justice. « Dans le but de garantir leur disponibilité pour les besoins de l’instruction et d’empêcher qu’ils ne se soustraient aux poursuites judiciaires engagées contre eux », souligne-t-il. D’où une double restriction : interdiction de quitter Kinshasa pour les résidents de la capitale, et interdiction de quitter le territoire pour ceux qui se trouvent en province.

Le parquet rappelle enfin que cette mesure s’inscrit dans le cadre de l’instruction et ne préjuge pas d’une culpabilité. Il instruit la DGM de mobiliser l’ensemble de ses services aux frontières pour en assurer l’exécution, le temps que l’enquête établisse les responsabilités.