Pour étayer ses conclusions, HRW indique avoir interrogé 45 personnes en janvier 2026 et analysé des images satellites, des photographies et des vidéos géolocalisées. L'organisation affirme que plusieurs installations de Perenco sont situées à moins de 80 mètres des habitations et que les populations font état de troubles respiratoires, de maux de tête et d'autres problèmes de santé qu'elles attribuent aux activités pétrolières.

Le rapport évoque également des pipelines dégradés et des déversements de pétrole susceptibles de contaminer les terres agricoles et les cours d'eau. HRW appelle le gouvernement congolais à publier les résultats de l'audit environnemental lancé en décembre 2024 et à renforcer le contrôle des activités pétrolières.

Dans sa réponse, Perenco rejette ces accusations. L'entreprise affirme avoir investi plus de 100 millions de dollars depuis 2021 pour moderniser ses infrastructures, supprimé 220 points de torchage et engagé des mesures visant à réduire davantage cette pratique. Elle attribue une partie des pollutions constatées à des actes de sabotage et à d'autres activités humaines.

Human Rights Watch estime toutefois que ces explications ne dispensent pas les autorités congolaises de renforcer la surveillance environnementale et de garantir le droit des populations à un environnement sain.