Selon plusieurs sources locales, la peur demeure vive au sein de la population civile. Si le village de Kazinga est officiellement repassé sous contrôle des forces loyalistes, l’insécurité persistante dans certaines localités alentour, où seraient encore signalés des éléments rebelles de l’AFC/M23, freine tout retour des habitants dans leurs maisons.
En attendant une stabilisation durable, des centaines de familles continuent de vivre dans des conditions particulièrement précaires. Retranchés dans la brousse pour échapper aux affrontements, les déplacés se retrouvent sans abris adaptés et exposés aux intempéries en pleine saison des pluies.
Plusieurs acteurs locaux tirent la sonnette d’alarme face à l’aggravation de la crise humanitaire. Les déplacés manquent de nourriture, d’eau potable et n’ont pratiquement aucun accès aux soins de santé. Certaines familles passent la nuit à la belle étoile, augmentant les risques de maladies et d’autres formes de vulnérabilité.
Les femmes enceintes, les enfants et les personnes âgées figurent parmi les plus affectés par cette situation, qui se détériore à mesure que les jours passent sans assistance suffisante.
Appels à un retour durable de la sécurité
Face à cette urgence, des leaders communautaires et des acteurs de la société civile plaident pour un rétablissement rapide et durable de la sécurité dans le secteur d’Osso Banyungu. Selon eux, seule une stabilisation effective de la zone permettra aux habitants de regagner Kazinga en toute sécurité.
Ils appellent également à une intervention rapide des organisations humanitaires afin d’apporter une assistance d’urgence aux populations déplacées.
Dans l’attente d’une amélioration de la situation sécuritaire, des centaines de familles continuent de survivre dans la brousse, suspendues entre l’espoir d’un retour chez elles et l’incertitude d’un conflit qui continue de bouleverser leur quotidien.



















