Au cours d’un briefing organisé lundi 17 août à Kinshasa, le ministre délégué près le ministre de la Défense nationale chargé des anciens combattants, Éliezer Ntambwe, a indiqué que 596 personnes sorties de la brousse ont été conduites à Kaniama-Kasese dans le cadre du processus de désarmement et de réinsertion. D’autres personnes ayant quitté les zones de conflit seraient encore regroupées dans différents villages ou présentes à Kinshasa.

Pour le membre du gouvernement, cette opération constitue l’un des volets de la mission qui lui a été confiée par le chef de l’État, notamment en matière de démobilisation des insurgés et de récupération des armes.

Le dialogue privilégié

Éliezer Ntambwe affirme que les autorités privilégient la persuasion et le dialogue pour encourager les combattants à renoncer aux armes. Les missions effectuées dans les zones concernées auraient ainsi permis de convaincre plusieurs personnes encore retranchées dans la brousse de se rendre volontairement.

Le ministre rejette par ailleurs toute idée de négociations clandestines. Il assure que les démarches menées par les autorités se sont déroulées de manière ouverte et transparente, certaines ayant été effectuées en présence de journalistes.

Sur le volet du désarmement, 146 armes ont déjà été récupérées et remises aux services compétents de la Défense nationale. D’autres armes auraient également été retrouvées dans les localités abandonnées par les personnes ayant quitté la brousse.

Le défi de la reconstruction

Pour le gouvernement, la fin des violences doit nécessairement être suivie d’un processus de reconstruction et de réconciliation. Plusieurs habitations ayant été incendiées ou détruites, l’État entend également agir sur les conséquences sociales et matérielles du conflit.

Le ministre plaide notamment pour la mise en place de forums de dialogue réunissant les différentes communautés concernées. L’objectif est de rétablir la confiance et de prévenir une nouvelle escalade des tensions.

Au-delà de la sécurité, Éliezer Ntambwe estime que l’instabilité compromet les perspectives de développement des territoires concernés. La construction d’écoles, de routes et de centres de santé demeure difficile tant que l’insécurité persiste.

Le gouvernement entend ainsi associer désarmement, sensibilisation et dialogue communautaire pour consolider le retour à la paix dans les zones affectées par le phénomène Mobondo.