À 18 ans à peine, Mokio est vu comme l’un des plus gros potentiels formés en Belgique. Défenseur central gaucher de formation, il peut aussi dépanner en sentinelle ou au poste d’arrière gauche. Sa vraie force reste sa technique. Relances propres, intelligence de jeu, capacité à casser les lignes et sang-froid sous pression. Un profil encore rare sur le continent africain.

Pour Sébastien Desabre, son arrivée ouvre plusieurs options. À court terme, Mokio pourrait intégrer la rotation en défense ou s’imposer comme un milieu récupérateur moderne, capable de lancer le jeu de derrière. À plus long terme, beaucoup l’imaginent s’installer durablement dans le onze congolais, surtout dans l’axe gauche où son aisance technique donnerait une nouvelle dimension aux Léopards.

Ce choix illustre aussi la nouvelle dynamique autour de la sélection. Depuis quelques années, la RDC gère mieux ses dossiers binationaux et gagne en crédibilité auprès des jeunes talents formés en Europe. Les Léopards ont récemment attiré d’autres profils prometteurs comme Epolo et Goykens, eux aussi issus du football belge.

La Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) ne s’arrête pas là. Plusieurs dossiers chauds restent sur la table. Dilane Bakwa, ailier percutant du RC Strasbourg, est suivi de près. Même chose pour Samuel Mbangula, jeune offensif passé par la Juve et qui évolue aujourd’hui en Allemagne.

Au milieu, le nom d’Alonzo Engwanda revient avec insistance. Le joueur du FC Utrecht, polyvalent, peut évoluer en défense comme au milieu. Un profil qui plaît beaucoup au staff.

Avec des cadres comme Chancel Mbemba, Yoane Wissa ou Arthur Masuaku, la RDC bâtit peu à peu une équipe qui mêle expérience, impact physique et jeunes formés dans les meilleures académies européennes.

Le cas Mokio est hautement symbolique. La Belgique misait gros sur lui pour l’avenir des Diables Rouges. Le voir opter pour le Congo est donc une victoire majeure pour la FECOFA, et un signal fort envoyé à toute la diaspora congolaise en Europe.