Dans sa publication, Molina évoque la crainte d’un « désistement général » qui laisserait Véron Mosengo-Omba quasiment sans adversaire pour diriger la fédération. Il pointe aussi d’éventuelles pressions exercées sur le processus et souligne les liens présumés entre le secrétaire général de la CAF et Gianni Infantino, président de la FIFA.

Ces propos surviennent alors que le climat électoral à la FECOFA est déjà sous tension. Depuis plusieurs semaines, les conditions d’éligibilité, les révisions réglementaires et la mise à l’écart de figures majeures du football congolais, comme Shabani Nonda, suscitent de vives critiques. L’argument officiel peine à convaincre, d’autant que les critères d’éligibilité ont été modifiés récemment. Comme l’a souligné The Guardian, ces changements ont facilité la candidature de Véron Mosengo-Omba, qui aurait pu être inéligible sous l’ancien règlement. Pour de nombreux observateurs, ces ajustements renforcent l’idée d’un scrutin calibré pour favoriser un candidat.

Le départ de Bosco Mwehu accentue donc les doutes sur la réalité de la compétition électorale. Plusieurs acteurs du football congolais redoutent désormais une élection sans opposition crédible. Au-delà du résultat, c’est la légitimité institutionnelle même de la FECOFA qui est mise en question.