Selon HRW, ces agissements s'inscrivent dans un schéma de répression visant à restreindre l'exercice du droit de manifester pacifiquement. L'organisation appelle les autorités à diligenter une enquête indépendante afin d'identifier les auteurs présumés de ces violations et de les traduire en justice.

De leur côté, les autorités congolaises contestent cette lecture des faits. Elles soutiennent que la manifestation a dégénéré en violences, avec des affrontements et des actes de destruction de biens, justifiant ainsi l'intervention des forces de l'ordre pour rétablir l'ordre public.

La publication de ce rapport relance le débat sur le respect des libertés publiques en République démocratique du Congo et pourrait raviver les appels, tant au niveau national qu'international, en faveur d'un examen impartial des événements survenus le 12 juin.