Récemment, lors d’un briefing tenu à la télévision nationale RTNC, le gouverneur de la BCC, André Wameso, a indiqué que les réserves de change sont passées de 7,5 à 7,9 milliards de dollars en huit mois. Une progression que l’institution interprète comme un signal de stabilité macroéconomique, dans un contexte international encore marqué par des incertitudes.

Dans le même temps, la BCC met en avant une inflation contenue à 2,36 % et une croissance économique estimée à 5,8 %, avec des projections à 6,2 % pour 2026. Des indicateurs que la Banque Centrale présente comme le résultat d’une politique monétaire plus rigoureuse et mieux coordonnée avec les finances publiques.

Au cœur de cette stratégie figure la volonté de renforcer la place du franc congolais dans l’économie nationale. La BCC plaide pour une réduction progressive de la dollarisation, encore très présente dans les transactions quotidiennes, et encourage une plus grande utilisation de la monnaie nationale dans les échanges et l’épargne.

Dans cette logique, la Banque Centrale considère la stabilité du taux de change comme un acquis à consolider, tout en insistant sur la nécessité de bâtir une confiance durable autour de la monnaie nationale. Pour l’institution, la souveraineté économique passe par une monnaie forte et largement adoptée.

Autre mesure mise en avant : la baisse du taux directeur à 13,5 %, présentée comme un ajustement technique visant à soutenir l’activité économique. Selon André Wameso, cette décision repose sur plusieurs scénarios macroéconomiques ayant démontré une inflation maîtrisée, même dans les hypothèses les moins favorables.

La BCC estime également nécessaire d’aligner ses instruments sur les conditions réelles du marché afin de favoriser le financement de l’économie et d’orienter davantage l’épargne vers les circuits formels, notamment le Trésor public.

Présent lors de cette communication, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a réaffirmé la cohérence entre la politique du gouvernement et celle de la Banque Centrale, soulignant une action commune orientée vers la stabilité et le bien-être de la population.

Au-delà des chiffres, la BCC inscrit désormais son action dans une vision de long terme : réduire la dépendance au dollar et faire du franc congolais un instrument central de souveraineté économique. Une orientation qui, selon l’institution, marque une nouvelle étape dans la construction de la stabilité financière du pays.