Sur le plan du parcours, Shabani Nonda met en avant une trajectoire axée sur la formation et l’implication locale. Titulaire d’un diplôme en management sportif de l’université de Limoges, l’ancien international congolais s’est progressivement inscrit dans l’écosystème national depuis plus d’une décennie. Cette présence continue lui a permis d’acquérir une connaissance opérationnelle des réalités du football en République démocratique du Congo, entre contraintes structurelles et enjeux de gouvernance.

Face à lui, Ariza Makukula incarne un itinéraire différent. Formé en Europe et ancien international portugais, il dispose d’une expérience acquise dans des environnements structurés du football européen. Un parcours reconnu, mais qui interroge sur son niveau d’ancrage dans les dynamiques locales du football congolais, au-delà de ses origines.

Au-delà des profils individuels, la fonction
de président de la FECOFA exige une combinaison exigeante de compétences en l'occurrence la maîtrise des mécanismes institutionnels, l’expérience de gestion et la compréhension fine du terrain. Dans cette perspective, l’expérience accumulée au sein du système local apparaît comme un critère déterminant pour certains observateurs.

Reste la question de la légitimité, élément central dans toute gouvernance sportive. L’histoire personnelle avec la sélection nationale, l’engagement dans les périodes charnières et la proximité avec les acteurs du football local contribuent à façonner la crédibilité d’un candidat et son acceptation par l’écosystème.

Le débat pose un choix stratégique pour le football congolais c'est-à-dire de privilégier un profil enraciné dans les réalités nationales et inscrit dans la durée, ou s’ouvrir à une expertise forgée à l’international. Au-delà de l’élection, l’enjeu porte sur la capacité de la future direction à structurer durablement le développement du football en RDC.