Bien qu’aucune communication officielle n’ait détaillé les motifs de cette décision, celle-ci s’inscrit visiblement dans le cadre du renforcement des mesures de prévention et de surveillance mises en place pour limiter la propagation du virus. Les autorités privilégient ainsi une approche de précaution face à une situation épidémiologique qui demeure préoccupante.

Cette nouvelle suspension affecte une infrastructure stratégique pour l’Ituri. Dans une province confrontée à l’insécurité persistante et à l’état dégradé de nombreuses routes, le transport aérien reste un maillon essentiel pour les déplacements des populations, les activités économiques, les opérations humanitaires et l’acheminement des intrants médicaux.

La reprise du trafic aérien, annoncée le 2 juin dernier après plusieurs jours d’interruption, avait pourtant suscité un certain optimisme. Sa suspension replonge désormais les opérateurs économiques, les organisations humanitaires et les voyageurs dans l’incertitude, tout en renforçant le risque d’isolement de la province.

Selon les données sanitaires actualisées au 5 juin 2026, la RDC compte 488 cas confirmés d’Ebola, dont 86 décès et 9 guérisons. Au total, 267 patients sont encore hospitalisés ou placés en isolement. L’épidémie s’étend actuellement à 25 zones de santé réparties entre l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.

L’Ituri demeure le principal foyer de la maladie, tandis que plusieurs zones de santé du Nord-Kivu et du Sud-Kivu continuent d’enregistrer des cas. Face à cette situation, les autorités sanitaires poursuivent leurs efforts pour freiner la transmission du virus et éviter une propagation plus large de l’épidémie.