Dans une lettre datée du 21 mars, Mwami Radjabu, présenté comme membre du mouvement, affirme que l’officier aurait été contacté aux environs de 15 heures par le colonel Imani Nzenze, avant de quitter les lieux où il se trouvait, sans donner signe de vie depuis lors.

Le document évoque un climat de fortes tensions internes. Il fait notamment référence à un incident antérieur survenu à Kibumba, où le colonel Biyoyo aurait échappé à une embuscade attribuée au colonel Nzenze. Selon cette version, certains éléments de son escorte auraient été tués lors de cette attaque.

Mwami Radjabu met directement en cause le colonel Nzenze, décrit comme officier de renseignements. Il l’accuse de dépasser le cadre de ses fonctions en ciblant des officiers supérieurs basés à Goma et Bukavu, contribuant ainsi à un climat de méfiance et d’intimidation au sein du mouvement.

La lettre contient également des situations d’ordre personnel. Son auteur affirme que le colonel Nzenze serait impliqué dans la mort de son frère, dont le corps n’aurait jamais été retrouvé. Il indique avoir engagé des démarches pour faire la lumière sur cette affaire.

À ce stade, aucune source indépendante n’a confirmé ces informations. Elles surviennent toutefois dans un contexte de pression accrue sur le M23, marqué notamment par son retrait d’Uvira et la reprise de plusieurs localités par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Une évolution du rapport de force susceptible d’exacerber les rivalités internes, dans une région où l’instabilité demeure persistante.