Dirigée par le président Félix Tshisekedi, la délégation congolaise a porté un message clair : faire respecter le droit international, réformer les institutions multilatérales et reconnaître le poids stratégique de l’Afrique dans les grandes orientations mondiales.

Devant les responsables politiques, économiques et diplomatiques présents, Kinshasa a dénoncé l’indifférence de la communauté internationale face aux violences qui perdurent dans l’Est de la RDC. Pour les autorités congolaises, aucune raison de sécurité ne peut justifier l’occupation de territoires, les déplacements forcés de civils ou le pillage illégal des ressources naturelles.

Alors que la RDC s’apprête à présider le Conseil de sécurité de l’ONU en juillet, elle a également plaidé pour une réforme de cet organe afin qu’il reflète mieux l’équilibre géopolitique actuel, et particulièrement la place de l’Afrique.

Kinshasa refuse que les crises africaines soient reléguées au second plan. Pour le gouvernement, la stabilité du continent est devenue un préalable indispensable à la stabilité économique et politique du monde.

En parallèle des échanges sur la sécurité et la diplomatie, la RDC a mis en avant ses atouts économiques et environnementaux. Elle se positionne comme un partenaire clé de la lutte contre le changement climatique et de la transition énergétique, grâce à ses forêts, ses tourbières, ses minerais stratégiques et son potentiel hydroélectrique.

Le sommet « Africa Forward » a rassemblé acteurs publics et privés autour de sujets comme l’innovation, la souveraineté alimentaire, la santé, l’économie bleue et les technologies émergentes. Les conclusions de Nairobi devraient nourrir les débats du prochain G7, organisé sous présidence française.