L'assurance a été donnée jeudi 20 août 2026 par le vice-ministre de la Justice et Contentieux international, Samuel Mbemba Kabuya. Il recevait en audience une délégation composée des représentants des familles, de défenseurs des droits humains et d'avocats impliqués dans le dossier, conduite par Me Jean-Claude Katende, vice-président de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH).

Lors de cet entretien, la délégation a plaidé pour la poursuite des procédures judiciaires afin que toutes les responsabilités soient établies dans ce dossier devenu symbole de la lutte contre l'impunité en RDC. Elle a insisté en particulier sur l'identification des commanditaires présumés et la nécessité de mener les enquêtes jusqu'à leur terme.

« Le Gouvernement reste déterminé à accompagner les familles dans leur quête de vérité et de justice et à faire toute la lumière sur ce dossier », a affirmé Samuel Mbemba Kabuya.

De leur côté, les défenseurs des droits humains ont salué l'attitude des autorités. « Nous avons trouvé une oreille attentive auprès du vice-ministre et nous avons réaffirmé la nécessité de poursuivre le processus judiciaire jusqu'à l'établissement de toutes les responsabilités », a déclaré Me Jean-Claude Katende à l'issue de l'audience.

Au-delà de l'aspect judiciaire, les échanges ont porté sur le devoir de mémoire. Me Katende a proposé l'institution d'un Prix Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, destiné à distinguer les meilleures initiatives en matière de promotion et de défense des droits humains en RDC.

Une proposition qui, selon les participants, a été accueillie favorablement par le vice-ministre, ouvrant ainsi la voie à une réflexion sur les moyens de pérenniser l'héritage des deux défenseurs.

Pour rappel, Floribert Chebeya, fondateur de l'ONG "La Voix des Sans Voix" (VSV), avait été retrouvé mort en juin 2010 après une convocation à l'Inspection générale de la Police nationale congolaise. Depuis lors, son chauffeur et collaborateur Fidèle Bazana reste porté disparu. Une affaire qui continue de mobiliser les organisations nationales et internationales de défense des droits humains, lesquelles exigent que toute la lumière soit faite et que tous les responsables soient sanctionnés.